L’école de la vie, pour une éducation “autrement”

Il y a des personnes pour qui un départ difficile dans la vie ne constitue pas un obstacle à la réalisation de leurs rêves. Ils peuvent même devenir une référence dans des secteurs d’activité qu’ils n’auraient jamais imaginés. Julien Peron en fait partie. Sa trajectoire étonne et surprend… Entretien.

Enfant dyslexique, Julien Peron est aujourd’hui un entrepreneur accompli, précurseur et référence dans le milieu de la recherche innovante pour une éducation autrement. Il est également producteur et réalisateur de deux films : “C’est quoi le bonheur pour vous ?” (2017) et “L’école de la vie – Une génération pour tout changer” (2018). Joëlle Dunoyer et Christel Schirmer de la rédaction d’Intermédiés ont rencontré ce dynamique quadra que rien n’arrête.

Intermédiés : Julien, votre parcours est surprenant. Le fil rouge de votre vie semble être l’éducation… Comment êtes-vous devenu entrepreneur ?

Julien Peron : j’avais 23 ans, pas de diplôme, pas d’argent et j’habitais dans une chambre de bonne de 10m² au 6e étage sans ascenseur à Paris. Je ne connaissais rien au tourisme, mais j’avais passé plusieurs années à parcourir le monde avec mon sac à dos. De là m’est venue l’idée de créer une agence de voyages que nous avons baptisée “Néorizons Voyages”. Je voulais mettre en avant ma façon de voyager. J’ai donc créé cette entreprise et tout le monde m’a pris pour un fou. Mais, en l’espace de même pas une année, nous nous sommes rendu compte que nous avons créé un nouveau marché : celui du tourisme éco-responsable.

Cela n’avait rien à voir avec l’éducation…

Non, à l’époque, je ne pensais pas du tout à l’éduction car j’avais un mauvais souvenir de l’école. J’étais dyslexique. J’avais juste un jour, dans un coin de ma tête, imaginé une école idéale.

Quelques années plus tard, nous avons laissé le tourisme de côté et nous avons créé à Montpellier “Néo-Bienêtre”, une agence de communication dédiée aux médecines alternatives et aux thérapeutes des médecines douces. Un jour, je faisais du vélo et cette idée d’école a refait surface dans ma tête. C’était si clair que je suis immédiatement rentré à la maison pour la mettre noir sur blanc. Tout était fluide, c’était comme une évidence.

J’ai écrit un article et je l’ai mis en ligne sur le site de Néo-Bienêtre. C’est là que tout a commencé : en moins de six mois, nous avons reçu environ 600 mails de gens qui voulaient nous aider à créer cette “école de la vie” que j’avais imaginée. C’était il y a sept ans. Je ne soupçonnais pas que cet article allait susciter autant d’intérêt. J’étais dans l’incapacité de répondre à tout le monde. Mais, puisque j’ai le talent de fédérer les gens autour de moi, j’ai proposé de faire un pique-nique. Bien entendu, je ne pensais pas que 600 personnes allaient venir. Mais ils sont venus ! Il fallait trouver un grand terrain et le pique-nique a finalement eut lieu sur le Larzac. Nous avons passé une journée exceptionnelle qui nous a tellement rempli de bonnes énergies que nous avons décidé d’organiser l’année suivante un festival de trois jours.

C’est le festival pour l’École de la Vie à Montpellier (1) ?

Oui et pour ce premier festival, nous sommes passés de 600 à 9000 personnes ! Je me souviens, quand l’office du tourisme de Montpellier (qui s’occupait de la billetterie) m’a appelé un soir pour me dire : “Monsieur Péron, que se passe-t-il ? On n’a jamais vu ça ! Il y a un taux de réservation hallucinant, préparez-vous à recevoir beaucoup de monde.”

C’était la première fois que nous organisions un événement aussi grand et c’était bien réussi. Nous étions enthousiastes, ça nous a fait vibrer et nous a donné envie de continuer. L’année d’après (en 2019), nous sommes passées à 15 000 participants originaires de huit pays.

Vous voyez, l’éducation est venue comme ça, un peu par hasard. Et maintenant, j’y consacre beaucoup de temps. Car je pense que si nous voulons un monde meilleur, nous avons besoin d’un meilleur système scolaire : il faut commencer par là.

Comment expliquez-vous que depuis quelques années, tant de gens se sentent concernés par cette question de l’éducation ?

Beaucoup de professionnels – comme Maria Montessori – ont réfléchi depuis un siècle pour apporter des outils inédits et des idées nouvelles à l’éducation. J’ai l’impression qu’une sorte d’égrégore est en train de se créer. Nous, avec le Festival de l’École de la Vie, nous avons peut-être catalysé un peu plus en mettant en lumière des acteurs qui sont hors du système. Il y a aussi l’écho de nos productions. Le film “C’est quoi le bonheur pour vous ? ” a été vu par 2 millions de personnes et maintenant le film “L’école de la vie – Une génération pour tout changer ” marche très bien aussi. C’est un peu comme les boutiques bio, il y en a de plus en plus car la demande existe et l’offre s’adapte.

Avec qui travaillez-vous ?

Nous sommes en contact avec des institutions et des organismes internationaux. Viendra le moment où tout cela sera plus visible. Pour l’instant, le mainstream ne s’y intéresse pas encore, peut-être, parce que les médias et la presse n’en parlent pas assez. Mais depuis sept ans, nous voyons que de plus en plus de parents et enseignants s’intéressent à ces questions.

Qu’attendent les médias aujourd’hui pour mettre la lumière sur ces actions, ces initiatives ?

Je n’en sais rien. Je ne peux pas vous répondre. Souvent, les choses partent d’une idée, nous semons des graines depuis dix-huit ans. Je rencontre des personnes et des institutions qui s’y intéressent, chacun à son niveau. Je pense que si vous m’interviewez dans une quinzaine d’années, les choses auront changé et évolué. Je suis optimiste, j’ai bon espoir !

Les mentalités évoluent. Par exemple, en 2003, lorsque j’ai créé mon entreprise et que je parlais de “bien-être éco-responsable”, les gens pensaient que c’était une secte. Yoga, méditation, c’était pour des baba-cools. Aujourd’hui, la méditation et le yoga sont intégrés dans les écoles et les entreprises. L’hypnose, la sophrologie sont des termes sont démocratisés. En 2003, il fallait faire très attention, savoir à qui on s’adressait.

Les enfants travaillent aujourd’hui sur les émotions en classe et font de la méditation. Que pensez-vous de cette évolution à l’école ?

C’est très bien. La fondation SEVE de Frédéric Lenoir [Fondation SEVE : “Savoir Être et Vivre Ensemble”, ndlr] forme des enseignants et des citoyens à la philosophie et à la méditation à l’école. Cela a été labellisé par le ministère de l’Éducation nationale. L’association RYE [RYE : Recherche sur le Yoga dans l’Éducation, ndlr] enseigne le yoga à des professeurs depuis très longtemps, et l’association A.M.E. [Association Méditation dans l’enseignement, ndlr], portée par Candice Marro, forme les enseignants à la méditation en pleine conscience ou mindfulness. Un député s’est emparé du sujet et il y aura des expériences au niveau national. Le ministère de l’Éducation nationale reçoit beaucoup de demandes d’enseignants qui souhaitent étudier la CNV (2). Je fais une parenthèse : j’ai vu passer l’année dernière une circulaire de l’académie de Toulouse : c’était une mise en garde car elle pensait que la CNV pouvait être une dérive sectaire. En 2021, on en est encore là !

Néanmoins, on voit qu’on avance. J’estime que 50% des enseignants sont très ouverts : ils se forment, feront des expériences en classe et ils adapteront les méthodes à leurs élèves. Ils sèment des graines. Parfois, ils sont mal compris et critiqués. Mais cela se passe toujours comme ça quand on fait des choses nouvelles. L’autre moitié des enseignants n’est pas encore dans cet état d’esprit. C’est difficile de désapprendre et de se rééduquer à autre chose.

Comment réagissent les parents “classiques”, ceux qui ne connaissent pas les méthodes alternatives comme Montessori et d’autres ? Avez-vous un retour sur leur état d’esprit ?

Ceux qui vont voir les films, avec qui je discute ensuite ou lors des festivals, sont déjà ouverts à autre chose et un peu dans notre état d’esprit. Ils sont en route. J’ai peu d’écho des autres.

Nous essayons d’année en année de chercher ce public qui n’a pas encore accès à l’information ou qui ne se renseigne pas. Nous essayons de les faire réfléchir. Globalement, j’ai le sentiment que les parents en ont assez d’un système qui n’évolue pas beaucoup. Tout va très vite autour de nous, et ce système ne suit pas !

Il paraît que le changement passe toujours par trois étapes : “Ridicule, dangereux, évident”. Qu’en pensez-vous ?

C’est valable dans tous les pays. L’être humain est comme ça. Certains pays, comme le Canada et les États-Unis vont plus vite, ils expérimentent facilement tandis qu’en France, on réfléchit beaucoup. Nous sommes créatifs en brainstorming, mais pour passer à l’action, c’est plus long : c’est pour cela que nous avons toujours dix à quinze ans de retard pour plein de choses. C’est aussi pour cela que l’échec est mieux accueilli dans les autres pays. Ils partent de l’idée que si on échoue, ce n’est pas grave, on retient la leçon et on fera mieux la prochaine fois. En France, l’échec est mal vu, jugé et critiqué.

Pour revenir à vos actions : avez-vous un programme, des propositions concrètes qui montrent comment changer ?

Non, nous-mêmes n’avons pas de propositions concrètes, nous nous mobilisons en proposant des événements. Le Festival de l’École de la Vie par exemple regroupe 220 exposants, des professionnels qui ont tous créé des outils, des systèmes, des méthodes. Certains sont même labellisés par des scientifiques (à qui on accorde beaucoup d’importance de nos jours !). Il y a 35 conférences et des débats pour les parents : c’est un vivier d’informations. Notre force est d’éclairer, d’informer sur ce qui existe déjà pour les parents, les enseignants, les éducateurs, les accompagnants..

Le congrès “Innovation en éducation” (3) – c’est un autre événement – propose 14 conférences, 2 débats et 28 stands. Changer le regard sur l’éducation, c’est aussi notre motivation pour le nouveau magazine Innovation en éducation (4), Mais là, le support est différent, c’est un magazine papier. L’idée est, une fois de plus, de mettre en lumière tout ce qui existe et de semer des graines pour changer les choses.

Il faut montrer ce qui existe et ce qui marche…

Absolument. Et il y a pleines des choses qui marchent ! Prenons juste un exemple : connaissez-vous Anne-Marie Gaignard ? Elle a écrit des livres, des BD, mais avant tout, elle a conçu une méthode, “Défi 9”, qui permet à n’importe qui de ne plus faire de fautes d’orthographe en une semaine. Elle travaille avec des scientifiques qui ont validé sa technique. Tellement de choses existent dont personne ne sait rien, c’est impressionnant !

Ce n’est pas trop frustrant de voir tous ces outils d’un côté et les choses qui avancent si lentement de l’autre côté ?

 Non, au contraire, cela nous motive et alimente nos énergies, on voit qu’il y a pleins de choses à faire… et à faire connaître ! Cela nous motive aussi pour le magazine, car – je ne sais pas si vous le savez – c’est beaucoup de travail de créer un magazine [rires]. Cela nous enthousiasme, c’est génial. J’aimerais tellement que les gens aient notre regard, ils seraient tous optimistes. Nous ne sommes pas les seuls, il y a des centaines de milliers de personnes qui se bougent à travers le monde.

Oui, vous comme nous, nous n’inventons pas, nous mettons en lumière des choses qui existent déjà… Nous aussi, nous avons découvert beaucoup d’initiatives qui ne sont pas connues. Ce qui manque, c’est un grand projecteur qui mettra tout cela en valeur.

Oui, notre rêve, ce sera de créer une chaine de télévision un jour !

Rien ne vous arrêtera Julien Peron ! Vu votre parcours, votre Tedx (5), vous êtes un self made man comme on les aime aux États-Unis. En France, cela gène parfois. Avez-vous ce sentiment ?

On trouve toujours des gens qui n’aiment pas ce que vous faites, peu importe qui vous êtes. J’ai compris cela et je l’ai intégré. Aujourd’hui, cela ne me touche pas plus que ça. Et ça reste une minorité… 99% des personnes nous soutiennent. Ça fait plaisir quand les gens nous écrivent pour nous dire que le film leur a fait du bien et les a aidés. Ça fait du bien de se sentir utile pour l’humanité, c’est cela qui nous nourrit dans notre quotidien.

“Il faudra vraiment nous accompagner dans le sens du savoir être ! Comme ça, lorsque nous serons des jeunes adultes, nous saurons ce que nous voulons, qui nous voulons être, nous serons alignés avec nous-mêmes.” Julien Peron

On ne peut pas plaire à tout le monde. Nous sommes éduqués à plaire…

Oui, c’est un phénomène de société : nous accordons beaucoup d’attention au regard de l’autre et c’est challengeant de s’affranchir de ce regard. Ce qui manque cruellement dans notre société, c’est le savoir être. Nous travaillons notre intellect, les connaissances, mais il n’y a pas de cours de savoir être : connaître nos talents, nos compétences, nos émotions et comment les gérer, comprendre comment nous fonctionnons, découvrir nos excellences et nos forces… On veut tous nous mettre dans le même moule et nous n’avons pas le temps de découvrir qui nous sommes, tellement nous sommes occupés à correspondre à ce que la société veut voir de nous.

Il faudra vraiment nous accompagner dans le sens du savoir être ! Comme ça, lorsque nous serons des jeunes adultes, nous saurons ce que nous voulons, qui nous voulons être, nous serons alignés avec nous-mêmes. Nous saurons nous diriger vers des activités qui nous plaisent, nous saurons créer une activité ou être salarié dans une entreprise qui a du sens pour nous. Nous serions alignés avec ce que nous voulons et non avec ce que la société veut de nous, cela fait une sacrée différence.

Vous avez un parcours atypique : à quel moment avez-vous compris que vous pouviez faire les choses autrement ?

C’est vraiment un parcours personnel et c’est multifactoriel. Mes parents étaient des personnes ouvertes. Ils ont divorcé quand nous étions jeunes. Ma mère avait une vraie ouverture d’esprit envers tout ce qui est développement personnel et moi, j’ai toujours été très curieux. Mon père a dirigé plusieurs restaurants et il a participé à plus de 50 marathons. Il nous a toujours amené faire du sport. En 1995, je suis tombé sur le livre La prophétie des Andes (6). Ce livre a confirmé pleins de choses que je croyais et du coup, je me suis senti moins seul. J’ai commencé à lire plein de livres sur le développement personnel et j’ai eu l’impression de mieux me comprendre et de mieux comprendre les autres… J’étais très jeune, j’avais 13 ou 14 ans. En même temps, à 14 ans, j’ai commencé le kung fu, que j’ai pratiqué durant une quinzaine d’années. J’ai été champion de France en 1999. Le kung fu est un art énergétique qui a développé ma curiosité du corps et m’a amené à m’intéresser à d’autres choses, à d’autres arts martiaux. En parallèle, j’ai continué à lire et à rencontrer des personnes qui m’ont inspiré. Des rencontres simples, mais des graines ont été semées. Progressivement, j’ai commencé à remettre en question : notre système politique, notre système bancaire, l’économie. Je ne trouvais pas les réponses. À partir de 16, 17 ans, ce sont les voyages qui m’ont formé. J’avais fait un premier voyage à 10 ans. J’étais au CM1 ou CM2 et on a fait un échange scolaire aux États-Unis durant un mois. Je suis revenu en disant : “Je veux voyager toute ma vie !” Mes parents ont répondu : “Ok, il n’y a qu’un moyen, il faut gagner de l’argent.” Ils étaient gardiens d’immeuble, je les aidais et j’ai gagné plein d’argent de poche. Mes premiers voyages m’ont conduit à Rome et en Égypte. J’ai vite compris que j’allais apprendre beaucoup plus en voyageant et en rencontrant tous ces gens que sur les bancs de l’école.

Vous avez interviewé 1500 personnes sur le bonheur. C’est quoi le bonheur pour vous ?

Dans le générique de fin du film, je donne ma définition. Voici une partie … Quand j’ai créé mon entreprise en 2003, je me suis posé plein de questions car ça allait à l’encontre de nombre de choses et aussi de la volonté de ma famille. Je sortais d’une période difficile, j’avais été sans domicile fixe pendant six mois. Je venais juste de trouver cette chambre de bonne de 10m² et un travail… Je voulais créer mon entreprise. Tout le monde me disait : tu es fou !

En fait, j’ai des besoins très primaires, comme n’importe quel être humain : je suis épicurien, j’aime bien manger, j’aime la nature, je voyage beaucoup. Quand je suis en mouvement, j’ai l’impression d’être en contact avec la vie, j’aime être en lien avec les gens, avec l’amour sous toutes ses formes. Je ne suis pas matérialiste, je ne m’attache pas aux objets. C’est ça que notre société nous fait croire : que posséder les choses nous rend heureux, mais ce n’est pas vrai. Sept milliard d’individus = sept milliard de définitions du bonheur. Chacun a sa définition personnelle qui reste relativement constante aux cours des années.

Quelle place occupe la créativité dans votre vie personnelle et professionnelle ? Comment la développez-vous ?

Je trouve qu’on nous coupe très tôt de notre créativité. Nous avons tous un potentiel de créativité extraordinaire qui ne demande qu’à s’épanouir. C’est un peu comme un muscle que nous pouvons entraîner. J’ai toujours été très connecté à ma créativité, et pour moi, c’est très proche de l’intuition.

Là aussi, il existe des outils qui permettent d’être mieux connecté à notre partie intuitive, donc directement ou indirectement à notre créativité. Et pour ça, le secret est de s’occuper de soi. Voilà qui fait aussi partie des notions du savoir être qu’on ne nous apprend pas. Je vous donne cinq points importants à mes yeux :

  1. Le plus important, c’est notre alimentation. Personne ne nous apprend à manger des produits bons pour notre santé. Nous apprenons à manger quand nous avons faim, de nous remplir le ventre. Attention : ce qui est bon, c’est très différent d’un individu à l’autre, ce n’est pas parce que les carottes sont bonnes pour moi qu’elles sont bonnes pour toi. Il faut mener toute une démarche intellectuelle et physique pour chaque individu afin de déterminer ce qui est bon pour chacun. Hippocrate le disait déjà : “Que ta nourriture soit ton premier médicament.” C’est très long à définir. Pour quelqu’un de motivé, ça prend cinq ans de changer sa façon de s’alimenter. Donc, ne pas réchauffer les plats, cuisiner soi-même, ce n’est pas chronophage contrairement à ce que pensent certains. Il est important de nous réapproprier notre nourriture.
  2. Une activité sportive régulière : toutes les études démontrent que c’est nécessaire pour éliminer les toxines. Chacun trouvera la sienne. Cela libère en plus les hormones du bonheur.
  3. Le sommeil est très important aussi. Ça fait plus de vingt-cinq ans que je n’ai pas de réveil. Il faut déterminer son cycle de sommeil et adapter sa vie, se coucher en fonction. C’est tout un mécanisme. Même le réveil le plus doux (lumière, musique, etc.) s’il nous sort de notre cycle de sommeil quelques minutes trop tôt peut nous stresser pour toute la journée. Se lever tôt et créer une routine matinale en s’occupant de soi avant de s’occuper des autres, peut être très bénéfique. (7)
  4. La nature – là aussi pleines d’études en attestent : la nature nous veut du bien ! Il est impératif d’aller régulièrement en foret, à la mer, à la montagne… Nous nous sommes désolidarisés de la nature alors que nous en faisons entièrement partie. Là aussi, Il faut semer des graines dès le plus jeune âge.
  5. Les exercices de relaxation, merci Matthieu Ricard ! Les expériences auxquelles il participe prouvent que ces exercices font énormément de bien à notre corps et notre cerveau.

Merci Julien Péron, nous vous souhaitons une bonne continuation et beaucoup de succès à votre nouveau magazine !

Propos recueillis par Joëlle Dunoyer et Christel Schirmer

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